16 septembre 2009. Nous entamons aujourd’hui une mise en ligne régulière de textes sur les sorties en salle. Ce site, créé dans la foulée du festival de Cannes, alimenté de quelques événements ponctuels, commence à prendre forme pérenne. C’est notre manière, personnelle et publique, de répondre à l’esprit de la lettre que Jean Douchet nous a adressé le 10 mai dernier, « Notre combat ». Il indiquait avec simplicité un chemin à suivre. En deux mots. Le premier est rêve. Ce n’est pas que les films ne nous font plus rêver. Personne n’a perdu le plaisir de se réfugier dans les salles obscures, ou bien on aurait déjà fermé le rideau depuis longtemps. Les conditions de travail en revanche sont devenues si frustrantes qu’elle risquent en effet de parasiter méchamment l’envie d’aller au cinéma, de parler et d’écrire de ce dont on a été spectateurs. Pourquoi le travail est-il devenu frustrant ? Parce qu’il y a des choses dont on ne peut plus parler. Moins par interdit direct, bien que cela existe aussi, que par une contrainte structurelle. Une revue qui veut parler doit sortir dans les kiosques. Et dès lors se charger d’une économie qui en réduit la politique à deux partis.


















