partisane ». Pour l’heure, nous ne savons évidemment pas si Independencia peut être cette revue. Mais il faut commencer par là, par un prototype sauvage, non-prémédité, sans l’évidence d’un avenir.
Independencia n’est pas un site web 2.0. Nous sommes tous d’accord pour penser que la critique peut renaître sur Internet. Cela ne veut hélas pas dire que le renouvellement réside dans des prouesses techniques. Hormis quelques exceptions ponctuelles ou pérennes, comme l’adresse Pizzas-musique de Louis Skorecki, le blog s’est parallèlement révélé être soit une obligation mal vécue, soit une dépendance confortable pour quelques signatures connues, actives ou en pré-retraite.
Independencia est, pour l’heure, un calendrier vide d’exploits à venir. Pour Cannes, son programme est d’être une sorte d’agenda. Entretiens vidéos de longueurs variables, documents volés, notations précises, tableaux de notes, contre-critiques, nous verrons bien. Le temps est précieux, et tout désir d’écriture est gagné sur l’appel de la salle. Le temps et le désir manquent ce soir pour écrire quelques lignes sur les deux films présentés aujourd’hui en sélection officielle, Up des studios Pixar et Chun Feng Chen Zui De Ye Wan (« Nuits torrides du printemps ») du chinois censuré Lou Ye. On y revient demain. Up vaut un bon 7,3 (le film met Hook et Le Château ambulant en 3D, l’un pour les déglutitions, l’autre pour la maison volante) et Lou Ye mérite 6,7 (pas rien, mais problèmes avec la HD).
Eugenio Renzi, Antoine Thirion

